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TJM Freelance 2026 : Comment Fixer son Taux Journalier

Mis à jour le 5 juin 2026
Lecture 7 min
Par L'équipe Calculsmalins

Fixez le bon tarif

Partez de votre revenu net souhaité et obtenez instantanément le TJM correspondant selon votre statut.

Calculateur TJM

Fixer son Taux Journalier Moyen (TJM) est l'une des décisions les plus délicates quand on se lance en freelance. Un tarif trop bas et vous travaillez à perte ; trop haut sans le justifier et vous perdez des missions. La bonne nouvelle : ce calcul suit une logique claire qui part de votre revenu net souhaité.

Le TJM n'est pas un salaire

La première erreur du débutant consiste à comparer son TJM au salaire journalier d'un employé. C'est trompeur : le freelance porte seul des coûts que l'entreprise assumait auparavant pour le salarié. Avant de comparer un TJM à un salaire, il faut retirer plusieurs couches :

  • Les congés et jours fériés non payés : un freelance qui ne facture pas ne gagne rien. Vacances, weekends prolongés et jours fériés sont autant de jours sans revenu.
  • Les cotisations sociales : retraite, maladie, allocations familiales. Selon le statut, elles représentent une part importante du chiffre d'affaires ou du revenu.
  • Les frais professionnels : matériel, logiciels, abonnements, comptable, assurance responsabilité civile professionnelle, mutuelle, local ou coworking.
  • L'intercontrat, la prospection et la formation : trouver des clients, répondre aux appels d'offres, se former aux nouveaux outils. Ce temps est essentiel mais rarement facturable.

Autrement dit, un TJM de 400 € ne signifie pas 400 € dans votre poche : une partie significative sert à couvrir ces charges et le temps non vendu.

La méthode : du revenu net souhaité au TJM

La bonne approche se fait à l'envers : on part de ce que l'on veut gagner net, on remonte jusqu'au chiffre d'affaires nécessaire, puis on divise par les jours réellement facturés. La logique générale est la suivante :

Logique de calcul :

TJM = (Revenu net souhaité + Cotisations + Frais) ÷ Jours facturés

Concrètement, on suit quatre étapes : (1) définir le revenu net visé, (2) ajouter les cotisations sociales selon le statut, (3) ajouter les frais professionnels, (4) diviser par le nombre de jours réellement facturables.

Exemple chiffré (estimation 2026, micro-entreprise BNC) :
Objectif : 3 000 € net par mois, 15 jours facturés dans le mois.

En micro-entreprise BNC, les cotisations sociales représentent environ 26 % du chiffre d'affaires. Pour conserver 3 000 € après cotisations (et avant impôt sur le revenu), il faut un chiffre d'affaires d'environ 3 000 ÷ 0,74 ≈ 4 050 €.
TJM minimal hors frais : 4 050 ÷ 15 ≈ 270 € par jour.
En ajoutant des frais professionnels (logiciels, comptable, assurance) et une marge pour l'impôt et les imprévus, un TJM de 300 à 350 € est bien plus réaliste pour réellement viser 3 000 € net en poche.

Les taux indiqués sont des estimations 2026 données à titre pédagogique. Le taux exact dépend de votre activité, de vos options fiscales et de l'évolution de la réglementation : vérifiez toujours auprès des sources officielles ou d'un comptable.

Combien de jours facturables par an ?

C'est le paramètre que tout le monde sous-estime. On part souvent de la base administrative des 218 jours (le forfait-jours du salarié cadre), mais la réalité du freelance est bien différente.

Sur une année, on compte environ 200 à 220 jours ouvrés une fois retirés les weekends et jours fériés. Il faut ensuite soustraire :

  • Les congés : 5 à 6 semaines pour ne pas s'épuiser, soit 25 à 30 jours.
  • La prospection et l'administratif : devis, factures, relances, relation client.
  • La formation et la veille : indispensables pour rester compétitif.
  • L'intercontrat : les périodes creuses entre deux missions, particulièrement en début d'activité.

Au final, un freelance facture en pratique 180 à 200 jours par an au maximum, et souvent moins la première année. C'est ce chiffre réaliste, et non les 218 jours théoriques, qu'il faut utiliser au dénominateur de votre calcul. Diviser par un nombre de jours trop optimiste est le meilleur moyen de fixer un TJM trop bas.

L'impact du statut juridique

Le statut détermine le poids des cotisations sociales, et donc l'écart entre votre chiffre d'affaires et votre revenu net. Voici des ordres de grandeur estimés pour 2026, à affiner selon votre situation :

  • Micro-entreprise (BNC) : cotisations d'environ 26 % du chiffre d'affaires pour une activité libérale. Avec l'option du versement libératoire de l'impôt sur le revenu (sous conditions de revenu fiscal de référence), l'impôt est prélevé directement sur le chiffre d'affaires à un taux réduit. Simplicité maximale, mais pas de déduction des frais réels.
  • EURL / Entreprise individuelle (TNS) : en tant que travailleur non salarié, comptez environ 45 % de cotisations sur le revenu net (et non sur le chiffre d'affaires). En contrepartie, vous déduisez vos frais réels, ce qui peut être avantageux dès que les charges sont élevées.
  • SASU : le président est assimilé salarié. Les charges sociales sont les plus lourdes, autour de 80 % du net versé en salaire, mais la protection sociale est meilleure et la rémunération en dividendes offre une autre voie (avec sa propre fiscalité).

Ces pourcentages sont des estimations destinées à comparer les statuts entre eux, pas des valeurs à reporter telles quelles sur une déclaration. Le choix optimal dépend de votre niveau de chiffre d'affaires, de vos frais et de vos objectifs de protection sociale.

Grille indicative de TJM par métier

Pour vous situer, voici des fourchettes indicatives de TJM observées en 2026. Elles varient fortement selon la séniorité, la région, le secteur et la rareté de la compétence : un junior en province et un expert parisien sur une niche n'ont pas le même tarif.

  • Développeur / développeuse : 300 à 800 € selon le langage et la séniorité.
  • Designer / UX : 350 à 600 € selon la spécialisation (UI, UX research, design system).
  • Consultant / consultante : 500 à 1 000 € selon le domaine et le niveau de conseil.
  • Rédacteur / rédactrice : 200 à 450 € selon l'expertise éditoriale et SEO.
  • Expert data / DevOps : 500 à 900 € pour ces compétences très recherchées.

Ces fourchettes servent de repère, pas de règle. Le bon TJM reste celui qui couvre vos charges, rémunère votre expertise et que le marché de vos clients accepte de payer. Recoupez toujours avec votre propre calcul depuis le revenu net souhaité.

TVA et facturation

Beaucoup de freelances démarrent en franchise en base de TVA : tant que le chiffre d'affaires reste sous les seuils prévus, vous facturez en hors taxe, sans collecter ni reverser de TVA. Vos factures portent alors la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».

Au-delà de ces seuils de franchise, vous devez facturer la TVA à vos clients, la déclarer et la reverser, mais vous pouvez en contrepartie récupérer la TVA sur vos achats professionnels. Surveillez votre chiffre d'affaires en cours d'année : un dépassement non anticipé peut vous obliger à facturer la TVA rétroactivement.

Dernier réflexe : raisonnez toujours en hors taxe pour comparer votre TJM, car la TVA n'est pas un revenu mais une somme que vous collectez pour l'État.

Trouvez votre TJM en quelques secondes

Plutôt que de jongler avec les pourcentages de charges, indiquez votre revenu net souhaité et votre statut : le calcul est fait pour vous.

Utiliser le calculateur TJM

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